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COMMUNIQUÉ DE PRESSE OFFICIEL – La Fabrique répond

 

Collégiale Sainte-Waudru : la Fabrique répond.
Suite au véritable « lynchage médiatique » dont elle a été, et est encore, l’objet, la Fabrique d’église de la collégiale Sainte-Waudru à Mons tient à faire la mise au point suivante :
La Fabrique s’investit, bénévolement, avec énergie et persévérance, dans la maintenance et la mise en valeur de la belle collégiale montoise. Elle a toujours travaillé avec le soutien de la Ville de Mons, des autorités régionales et communautaires, et en bonne intelligence avec l’Institut Royal du Patrimoine Artistique, institutions avec lesquelles elle maintient des contacts réguliers et fructueux.
On peut citer, notamment, dans les réalisations importantes : la restauration des grandes orgues, le désamiantage des combles, la restauration des flèches et des gargouilles (dont une partie est encore en cours à ce jour), la campagne de restauration de tableaux (dont certains se trouvent actuellement chez un restaurateur, agréé par l’IRPA).
Bien d’autres travaux sont encore indispensables mais restent en attente, faute de moyens.
Outre l’exercice du culte, avec le concours de l’ASBL Association Sainte-Waudru, la Fabrique d’église a permis que la collégiale participe largement au rayonnement de Mons 2015. Elle accueille de nombreuses manifestations : concerts divers, « Collégiades », expositions, expériences scientifiques…
Durant les vingt dernières années, de multiples actions ont été entreprises pour la promotion et la mise en valeur du patrimoine de la collégiale.
La Fabrique d’église comprend la vive émotion que les événements des derniers jours ont suscitée chez tous les montois amoureux de leur collégiale, et bien au-delà de notre bonne ville. Elle tient à les rassurer.
Non, il n’y a pas eu, comme lu dans la presse, une « campagne » de restauration illégale. Non, la collégiale n’a pas été « rénovée par un amateur ». Non, « tout le mobilier de la collégiale » n’est pas « touché ». Aucun des éléments emblématiques de la collégiale n’a été dégradé… Non, la Fabrique d’église ne veut pas « minimiser les dégâts », mais il est temps de rétablir la vérité. Que s’est-il passé ?
Le nettoyage et le petit entretien de la collégiale sont normalement assurés par deux ouvriers qui ont à cœur de la maintenir en permanence en bon état de propreté, ce qui est régulièrement souligné par les nombreux visiteurs, venus du monde entier.
Dans le cadre de la lutte contre la pandémie, les offices ont été supprimés et des mesures de confinement ont été prises. La collégiale a donc été bien vide, privée de ses célébrations, de ses fidèles, et de ses nombreux touristes. D’autre part, suite à un important chantier en cours à l’extérieur de la collégiale, dont atteste la présence de nombreux échafaudages, les travaux avaient laissé beaucoup de traces de poussière dans le bâtiment, nonobstant les mesures prises.
C’est dans ce concours de circonstances qu’un ouvrier a réalisé des petits travaux d’entretien dépassant ce qui est réalisé habituellement et que, en toute bonne foi, croyant bien faire, les opérations de nettoyage et de dépoussiérage ont été poussées trop loin.
La Fabrique d’église assume totalement la responsabilité du défaut de contrôle de ces interventions intempestives qui n’avaient fait l’objet d’aucune autorisation ni avis de la part des autorités patrimoniales. Elle a manqué de vigilance. Elle regrette vivement l’erreur commise et la situation qui en résulte. Elle prend dès à présent les mesures nécessaires pour qu’un tel incident ne puisse se reproduire. Toute intervention dans la collégiale devra désormais faire l’objet d’une décision formelle du Bureau des marguilliers et obtenir les autorisations préalables requises.
La Fabrique d’église ne s’est pas exprimée plus tôt car elle souhaitait attendre les rapports objectivant l’ampleur des problèmes dénoncés.
Cependant, à ce jour, au moment où ce communiqué est rédigé, la Fabrique n’a toujours pas reçu les rapports de l’AWAP, de la Fédération Wallonie Bruxelles ni de la Commission Royale des
Monuments Sites et Fouilles dont les délégués sont venus visiter les lieux le 27 janvier dernier. Elle s’étonne de ce que la presse semble avoir eu connaissance de certains éléments de ces rapports dès le 29 janvier.
La Fabrique n’a reçu, à ce jour, qu’un seul rapport, dressé par l’IRPA, également représenté le 27 janvier, mais ce rapport est provisoire et fait état des devoirs supplémentaires nécessaires pour objectiver le constat. Une réunion de certificat de patrimoine devrait se tenir très rapidement et pourrait déboucher sur une série de mesures concrètes à prendre pour remédier aux travaux malencontreux de ces derniers mois, sur base d’un constat objectif.
Chaque citoyen a le droit de se préoccuper du respect du patrimoine commun, de s’inquiéter de la manière dont les procédures sont respectées. Mais ce n’est pas sur base de dénonciations anonymes, ni de communiqués alarmistes, exagérés, et pour certains non vérifiés, lancés sur les réseaux sociaux, que l’on gère le patrimoine.
La Fabrique a été choquée par les méthodes utilisées par le jeune lanceur d’alerte qui s’est présenté notamment auprès de l’ouvrier, sans aucune légitimité, comme délégué de la ministre, allant même jusqu’à « exiger » la remise des clefs de la sacristie ! Il s’est également présenté comme tel aux représentants de l’AWaP et de la Fabrique. Il est rappelé que l’usurpation de fonction est pénalement punissable. La Fabrique demande que la presse, avec laquelle elle a toujours communiqué en toute transparence et convivialité et qui a largement relayé les accusations graves portées à son encontre et à celle de son personnel, donne un écho comparable à ce droit de réponse.
Il est heureux de voir combien notre patrimoine religieux (en l’espèce notre belle collégiale), est cher à tous. Il est le témoin de notre Histoire. Ce patrimoine, nous n’en sommes pas les propriétaires. Il nous a été légué par les générations précédentes et nous avons à le transmettre aux suivantes. C’est toujours en ce sens que la Fabrique a travaillé.
La Fabrique d’église de la collégiale Sainte-Waudru remercie les nombreuses personnalités qui lui ont, spontanément, manifesté leur sympathie et leur soutien. Elle contribuera à ce que toutes les mesures soient prises, dans le calme et la sérénité, pour que, avec le concours de tous, ce genre d’incident ne puisse plus jamais se reproduire.
Mons, le 11 février 2021.

 

 La Fabrique d’église de la Collégiale Sainte-Waudru