Un tableau ancien volé à la collégiale en 1980
retrouvé en Italie

 

Au cours de la nuit du mercredi 2 juillet 1980, entre 2 h et 4 h du matin, 14 tableaux et 7 tapisseries sont volés à la Collégiale Sainte-Waudru. Le dossier établi à l’époque et communiqué à la police judiciaire reprenait les photos des 21 œuvres volées.

En 1986, une première peinture sur toile, représentant un « Christ de pitié », datant d’environ 1600, attribuée à Martin De Vos est retrouvée. Le détenteur du tableau était de bonne foi, la récupération prit du temps et c’est seulement le 21 septembre 1998 que la police judiciaire a remis le tableau au conservateur de la Collégiale. Il est maintenant exposé au Trésor de la Collégiale.

Le 30 août 2017, M. Gérard Saelen, Inspecteur Principal à la Police Fédérale, contacte la Fabrique d’Eglise pour l’informer qu’un tableau a été retrouvé dans la Région de Naples en Italie – avec de nombreuses autres œuvres d’art dans une opération au cours de laquelle 20 personnes ont été arrêtées – pouvant faire partie de ceux qui avaient été volés en 1980 à la Collégiale. Après comparaison des photos, le tableau a été identifié.

Le 19 janvier 2018, M. Saelen a informé la Fabrique d’église que les autorités italiennes avaient marqué leur accord sur le rapatriement du tableau et souhaitaient organiser une remise officielle le vendredi 16 février au cours de laquelle le tableau serait remis à son propriétaire à l’Ambassade de Belgique à Rome. Pour la petite histoire, M. Saelen était particulièrement sensible à la restitution du tableau : le vol de 1980 était la première affaire dont il s’était occupé lors de son engagement à la police.

Une délégation de la Fabrique a donc décidé de se rendre à Rome le vendredi 16 février pour réceptionner le tableau et organiser son rapatriement. Compte tenu de la taille et de la valeur du tableau, le rapatriement devra être effectué par une firme spécialisée et la Fabrique prévoit également de réceptionner officiellement le tableau à Mons dès son retour. Le cadre, qui avait été laissé sur place par les voleurs de 1980 est prêt à accueillir à nouveau le tableau qu’il faudra peut-être légèrement restaurer.