Le plan & le style

Le plan & le style

Le plan

L’édifice, de 115 mètres de long (hors œuvre) et de 32 mètres de large (au transept), s’élève à 24,5 mètres aux clefs de la haute nef ; il est conçu sur un plan traditionnel au XVe siècle, le plan basilical en « fenêtre », sans dépassement notable des bras du transept, avec des chapelles absidiales rayonnantes formant la carole du chœur au-delà du déambulatoire. Le chœur est un peu plus court que la nef, tandis que le large transept s’élève au niveau des voûtes de la nef et du chœur. Le chœur est entouré d’un déambulatoire et de 15 chapelles rayonnantes.

L’économie générale de Sainte-Waudru et le plan terrier se devinent clairement : chœur, nef et transept forment la croix en relief ; collatéraux, déambulatoire, chapelles du chevet et des bas-côtés constituent un encadrement plus bas mais animé par les jeux des toitures individuelles, les contreforts, les arcs-boutants qui transmettent les poussées des hautes voûtes aux contreforts ; les pinacles qui, par leur poids, renforcent la résistance à la poussée ; les pignons des chapelles latérales, les gargouilles.

Sainte-Waudru est correctement orientée et le soleil levant éclaire d’abord le chœur.

 

Sainte-Waudru, gothique brabançonne

Le comté de Hainaut et le duché de Brabant faisaient essentiellement partie du même évêché de Cambrai. Les avis d’un des maîtres qui œuvrèrent à Mons, Mathieu de Layens, furent prépondérants : il était maître maçon de Louvain, ville qui fut longtemps capitale du duché ; il y avait dirigé le chantier de Saint-Pierre et celui de l’hôtel de ville ; c’est pourquoi les analogies entre ces deux églises et ces deux maisons communales sont frappantes.

Les églises gothique brabançonnes se caractérisent par la forme extérieure, massive, généralement dotée d’une tour en façade (comme à Malines, Saint-Rombaut qui reste inachevée ; parfois deux tours, comme à Anvers, voire trois, tel le projet jamais réalisé de la façade de Saint-Pierre de Louvain).

Chaque travée des bas-côtés a son pignon, il n’y a pas de rose ni en façade, ni aux bras du transept, mais de vastes baies à remplages de pierre.

L’ornementation y est rare, strictement subordonnée à l’architecture.

L’intérieur des églises gothique brabançonnes est élancé, accentuant les lignes verticales des piliers par un écran de meneaux en résille montant des arcades au triforium et aux remplages des fenêtres dotées de vitraux aux couleurs chatoyantes. La sobriété, sinon l’inexistence du décor sculpté, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, est aussi une caractéristique du gothique brabançon.

Christiane Piérard

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