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Un inventaire de 1305 énumère une vingtaine
de pièces. Au XVIIe siècle, la collection
présente " plus de 60 sortes de précieuses
reliques et cinq ou six belles châsses ",
tout cela enfermé dans la trésorerie de
la collégiale sous la garde d'une chanoinesse,
'la coustre'. Seule la châsse du corps de sainte
Waudru surmonta en tout temps le maître-autel.
Le chapitre qui succéda à la communauté
monastique bénéficia des largesses des
comtes de Hainaut, devenus les abbés laïcs
et les avoués de cette institution. Ainsi, en
1250, Marguerite de Constantinople dotait d'un somptueux
écrin le 'chef' (tête) de sainte Waudru.
Si Philippe le Bon laissa dans le trésor un reliquaire
lors des assises de la Toison d'Or à Mons en
1451, nous ignorons les dons qu'auraient pu faire Marie
et Maximilien d'Autriche, Philippe le Beau, Jeanne d'Aragon
ou le futur Charles Quint : néanmoins, les uns
et les autres offrirent leur effigie dans les vitraux
qui surplombent l'abside.
Il va sans dire que les chanoinesses de leur vivant
ou par testament augmentèrent le précieux
patrimoine de leur église nourricière.
Ces trésors accumulés dans la collégiale
depuis des siècles furent enlevés en 1793
lors de la première occupation française.
Ne furent sauvés que les reliques de sainte Waudru
et le mobilier d'autel, ainsi que les objets parvenus
jusqu'à nous. En 1797, une vente publique dispersa
tout ce qui restait comme mobilier transformant la collégiale
en lieu désaffecté. Après l'occupation,
les objets du culte et de menus reliquaires furent restitués.
L'inventaire actuel - qui reste néanmoins un
des plus riches trésors de Wallonie - ne paie
pas de mine devant les anciennes listes ou figuraient
les grandes châsses ciselées du Moyen-Age
au XVIIe siècle.
Après avoir été conservé
dans la trésorerie (actuelle sacristie) puis
dans une vitrine située derrière le maître-autel,
le trésor est exposé depuis 1958 dans
l'ancienne salle capitulaire.
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