Les reliefs de Du Broeucq

Les trois reliefs intégrés au maître-autel : l'Ecce Homo (1546), la Dernière cène (1544?) et la Condamnation du Christ (1546) ont ces mêmes traits, typiques du maniérisme.


 

 

Ce maniérisme se retouve aussi dans ainsi que dans les deux grands reliefs réunis dans le bras sud du transept : la Flagellation (1545) et le Portement de croix (1545).

Le Triomphe de la Religion - Du BroeucqFace à ces derniers tableaux ont été rassemblés les trois tondi (1540-1541) qui se trouvaient sous chacune des arcades du jubé. Ils évoquent les trois personnes de la Trinité : le Père dans la Création d'Eve , le Fils dans le Jugement dernier et l'Esprit dans le Triomphe de la Religion Dans ces trois reliefs, Du Brœucq exploite non seulement la forme circulaire du cadre pour y inscrire des compositions concentriques et dynamiques, mais aussi tous les effets perspectifs permis et par l'espace réel de ces tableaux dont le fond est concave, et par la gradation de la taille, depuis le haut relief jusqu'au schiacciato ou relief écrasé.

Plusieurs reliefs ont été réunis en un retable factice. Ils sont certes dus à Du Brœucq, mais ne proviennent pas tous de la décoration du jubé : La Pentecôte - Du Broeucqsi l'Ascension (1547) et la Pentecôte (1547) entouraient la Résurrection, on ne peut pas déterminer avec certitude la destination première des deux séquences de la Récolte de la Manne (c. 1545), ni celle du relief dit "des Portes du Temple" (c. 1545).

La subtile perspective créée par les différentes tailles mises en œuvre ainsi que les savants groupements de personnages des deux premières scènes et la totale

maîtrise du schiacciato des trois dernières témoignent d'une qualité d'exécution qui ne se retrouve pas dans plusieurs petits tableaux réalisés pour le jubé, et aujourd'hui placés dans différentes chapelles du déambulatoire. Ces tableaux, de moindre importance, ont vraisemblablement été exécutés non par Du Brœucq lui-même, mais par son atelier.

(Michel De Reymaeker - 1992)

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