La collégiale
   
Sainte-Waudru et les autres églises brabançonnes

Le chœur de Sainte-Waudru avec sa carole de chapelles qui lui fait un chevet à la fois équilibré et pyramidal est de la même famille que ceux de Saint-Rombaut à Malines (1335), Saint-Pierre de Louvain (1425), Saint-Gommaire de Lierre (1475), tandis que le plan, dans son ensemble, est très proche de celui de Malines, avec bas-côtés et déambulatoire, et chapelles insérées entre les contreforts peu saillants à l'extérieur ; Bois-le-Duc et Brou (1513) offrent aussi des caractères semblables.

A l'intérieur, les trois étages classiques se partagent la hauteur (le triforium est parfois clair, parfois aveugle comme à Mons où il est couvert par le glacis des fenêtres hautes ; ailleurs, il n'est pas couvert), la résille de remplages de pierre descend jusqu'aux grandes arcades ; les voûtes sont barlongues ; l'usage des liernes et des tiercerons est rare (voûte en étoile à la croisée à Mons). Les piliers en faisceaux de moulures prismatiques sans élément horizontal entre la base et la clef rappellent les piles de Saint-Martin de Hal (1341-1399), du chœur de Notre-Dame d'Anvers (1352-1411), de Bois-le-Duc (1380), de Sainte-Waudru d'Herentals (1325).

(Christiane Piérard - 1992)

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