La collégiale
   
Le plan - l'élévation

Cet édifice, de 115 mètres de long (hors œuvre) et de 32 mètres de large (au transept), s'élève à 24,5 mètres aux clefs de la haute nef ; il est conçu sur un plan traditionnel au XVe siècle, le plan basilical en "fenêtre", sans dépassement notable des bras du transept, avec des chapelles absidiales rayonnantes formant la carole du chœur au-delà du déambulatoire. Le chœur est un peu plus court que la nef, tandis que le large transept s'élève au niveau des voûtes de la nef et du chœur.

La tour côté NordLa tour est une autre œuvre, quasi indépendante de la nef, dont elle est séparée, encore qu'elle y soit reliée par une travée étroite ; elle est massive et plus étroite (23 mètres de large) que l'église à l'ouest. Ses contreforts très larges, entre lesquels s'enfoncent des baies étroites et allongées créent une impression de puissance et de stabilité, qualités nécessaires pour la base d'une tour qui aurait dû dominer la colline et même le beffroi.

 

 

Vue aérienne (A. Godard)L'économie générale de Sainte-Waudru et le plan terrier se devinent clairement : chœur, nef et transept forment la croix en relief ; collatéraux, déambulatoire, chapelles du chevet et des bas-côtés constituent un encadrement plus bas mais animé par les jeux des toitures individuelles, les contreforts, les arcs-boutants qui transmettent les poussées des hautes voûtes aux contreforts ; les pinacles qui, par leur poids, renforcent la résistance à la poussée ; les pignons des chapelles latérales, les gargouilles.

 

Le chevetLa composition du chevet est d'une réelle harmonie, inscrite dans un triangle ou en forme de pyramide, à partir d'une large base festonnée et montant vers la haute toiture du chœur. L'ornementation est réduite à des crochets, de rares sculptures, outre les gargouilles et les treize consoles du chevet.

La décoration est essentiellement architectonique, très homogène du chevet à la nef.

Sainte-Waudru est correctement orientée et le soleil levant éclaire d'abord le chœur.

(Christiane Piérard - 1992)

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