Le chapitre
   
Les formes du blason

Si un blason d'homme (guerrier) est généralement en forme de bouclier (écu), les blasons de femmes, dans la tradition germanique qui est celle où se situent nos régions, sont en forme de losange.

Vitrail de l'Adoration des mages. Les donateurs sont Françoise de Luxembourg (blason de gauche) et son époux Philippe de Clèves (blason de droite) seigneur de Ravensteyn

La forme du bouclier ayant été adoptée pour y représenter les armes des chevaliers, c'est-à-dire des personnages de quelque importance, possédant cheval et devant répondre à l'appel guerrier de leur suzerain.

La forme même de l'écu a évolué au travers des âges. D'abord assez fidèle à la forme du bouclier, dont les côtés s'incurvent vers le bas pour se rejoindre à la pointe, il va progressivement donner plus de place au champ, à la surface, en ayant des flancs verticaux qui se rejoignent en bas par un arc en accolade.

Les blasons d'ecclésiastiques, quant à eux, auront souvent la forme stylisée de la peau tannée étendue d'un animal ou, en Italie, d'une tête de cheval. Au XVIIème siècle, un blason d'ecclésiastique peut prendre la forme d'un ovale assez large. Celui des femmes évoluera vers la même forme et, dans certaines contrées, cette forme pourra être utilisée aussi pour des hommes.

Archevêque de Palerme Jean de Carondelet. Ecartelé. Aux I et IV de gueules à une aigle bicéphale d'or armée et lampassée d'azur ; au II et III d'azur à la bande d'or accompagnée de 6 besants du même posés en orle.

Plus tardivement, l'on trouvera dans nos régions des blasons de forme ovale, aussi bien pour des hommes que pour des femmes.

(Hervé Lottin - 2003)

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