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Lors d'un mariage, l'écu est généralement
partagé verticalement en deux parties :
- l'une à dextre (à droite, à
gauche pour nous qui le regardons) est considérée
comme la plus honorable et dévolue aux armes
de l'époux,
- l'autre à senestre (à gauche, que
nous voyons sur notre droite) porte les armes de la
famille de l'épouse.

Chacune de ces parties est un parti. De
là, lorsque l'on se marie bien, avec une personne
possédant certaines richesses, l'expression encore
usitée : choisir un bon parti. Et aussi, pour
une famille de vieille noblesse mais quelque peu désargentée,
le choix d'un bon parti pouvait bien sûr être
l'occasion de redorer son blason, au sens propre.
Cette préséance de la droite sur la gauche
est battue en brèche dans diverses verrières
du choeur : on peut constater une inversion dans l'ordre
de préséance des blasons des époux,
en fonction du maître-autel et de la croix dont
la proximité prévaut sur les règles
habituelles.
Le champ est la surface de l'écu, le bouclier,
arme défensive que porte l'écuyer pour
la remettre à son maître quand celui-ci
court au combat.
Il y a de nombreuses possibilités de divisions
du champ de l'écu.
Il peut être :
- parti (divisé en deux verticalement),
- coupé (divisé en deux horizontalement),
- écartelé (divisé en quatre
quartiers),
- écartelé en sautoir (divisé
suivant les diagonales),
- divisé en pals (bandes verticales),
- divisé en fasces (bandes horizontales),
- en deux parties séparées par une
diagonale (bande ou barre),
- gironné (divisé en trapèzes
rayonnants autour du centre de l'écu).
Il peut porter :
- en abîme (en son centre) un écusson
différent, rappelant une branche familiale,
- des brisures (sortes de surcharges) permettant de
compléter en les précisant les armoiries
familiales pour en faire des armoiries personnelles
(parmi les brisures, citons les cantons, sortes de
quartiers de dimensions réduites, et les lambels,
souvent sous la forme d'une bande horizontale munie
de parties descendantes ; les brisures peuvent elles-mêmes
porter des meubles et évoluer de génération
en génération...). D'autres formes de
brisures peuvent être utilisées (fasces,
bandes ou barres) mais ne doivent cependant pas masquer
trop les armes principales ou les modifier. Un avatar
de la bande est le bâton, plus court, qui lui-même
peut devenir un bâton péri.
(Hervé Lottin - 2003)
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