Le chapitre
   
les subdivision de l'écu
La gauche et la droite
Les divisions

La gauche et la droite

Lors d'un mariage, l'écu est généralement partagé verticalement en deux parties :

  • l'une à dextre (à droite, à gauche pour nous qui le regardons) est considérée comme la plus honorable et dévolue aux armes de l'époux,
  • l'autre à senestre (à gauche, que nous voyons sur notre droite) porte les armes de la famille de l'épouse.

Carinthie: Parti. Au I, de gueules à la fasce d'argent, qui est Autriche ; au II, d'or à trois lions passants de sable.

Chacune de ces parties est un parti. De là, lorsque l'on se marie bien, avec une personne possédant certaines richesses, l'expression encore usitée : choisir un bon parti. Et aussi, pour une famille de vieille noblesse mais quelque peu désargentée, le choix d'un bon parti pouvait bien sûr être l'occasion de redorer son blason, au sens propre.

Cette préséance de la droite sur la gauche est battue en brèche dans diverses verrières du choeur : on peut constater une inversion dans l'ordre de préséance des blasons des époux, en fonction du maître-autel et de la croix dont la proximité prévaut sur les règles habituelles.

Les divisions

Le champ est la surface de l'écu, le bouclier, arme défensive que porte l'écuyer pour la remettre à son maître quand celui-ci court au combat.

Il y a de nombreuses possibilités de divisions du champ de l'écu.

Il peut être :

  • parti (divisé en deux verticalement),
  • coupé (divisé en deux horizontalement),
  • écartelé (divisé en quatre quartiers),
  • écartelé en sautoir (divisé suivant les diagonales),
  • divisé en pals (bandes verticales),
  • divisé en fasces (bandes horizontales),
  • en deux parties séparées par une diagonale (bande ou barre),
  • gironné (divisé en trapèzes rayonnants autour du centre de l'écu).

Il peut porter :

  • en abîme (en son centre) un écusson différent, rappelant une branche familiale,
  • des brisures (sortes de surcharges) permettant de compléter en les précisant les armoiries familiales pour en faire des armoiries personnelles (parmi les brisures, citons les cantons, sortes de quartiers de dimensions réduites, et les lambels, souvent sous la forme d'une bande horizontale munie de parties descendantes ; les brisures peuvent elles-mêmes porter des meubles et évoluer de génération en génération...). D'autres formes de brisures peuvent être utilisées (fasces, bandes ou barres) mais ne doivent cependant pas masquer trop les armes principales ou les modifier. Un avatar de la bande est le bâton, plus court, qui lui-même peut devenir un bâton péri.

(Hervé Lottin - 2003)

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