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Les blasons sont la représentation symbolique
d'un personnage, d'une famille, d'une ville, d'une région...
Il serait sans doute hasardeux de parler de pays (au
sens d'État) à ce propos puisque cette
notion est relativement récente et que, par le
passé, les pays et leurs habitants relevaient
davantage de la personne du souverain que d'une idée
d'État souverain.
On
s'accorde à faire remonter les débuts
de l'héraldique (la science des blasons) à
la fin des premières croisades, alors que l'on
s'était rendu compte à quel point un signe
de ralliement était utile pour ces troupes nombreuses
ressemblant davantage à des hordes qu'à
des armées organisées. Un morceau de tissu
coloré ne pouvait suffire à reconnaître
son clan : les partis étaient plus nombreux que
les couleurs disponibles ! Il fallut donc recourir à
des solutions plus élaborées, à
des motifs qui viendraient apporter une information
complémentaire.
Ces motifs furent d'abord relativement simples. Par
la suite, les besoins d'identification vont amener une
diversification beaucoup plus étendue des motifs
ornementaux (meubles, pièces honorables) et l'héraldique
va dès lors devenir une science aux règles
très complexes et très précises.
Les mariages et les alliances compliqueront les blasons
des familles, montrant sur un même écu
les armes de deux familles et plus.
La complexité des règles de l'héraldique
avait abouti à la création d'un métier
spécialisé : celui d'héraldiste,
souvent un héraut d'armes, portant livrée
aux couleurs de son maître, le précédant
pour l'annoncer lors de manifestations officielles,
spécialiste du protocole et grand connaisseur
des armoiries européennes. Au XVIème siècle,
le héraut Hainaut était particulièrement
célèbre pour sa grande compétence
dans le métier.

(Hervé Lottin - 2003)
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