Le chapitre
   
La vie de la communauté de Sainte-Waudru

Il semble que les chanoinesses de Sainte-Waudru aient été très tôt régies par un ensemble de prescriptions, concernant leur mode de vie et leurs obligations religieuses. Retirées du monde, vouées en principe à la chasteté, elles étaient assujetties à l'obligation de vie commune. On sait - les archives en témoigneront - que les chanoinesses montoises vivaient ensemble dans un espace clos (l'encloître du chapitre) et y avaient un dortoir commun. Celui-ci occupait un côté du cloître accoté à l'église.

Vue ancienne de la place du ChapitreLes chanoinesses avaient néanmoins le droit de posséder, dans l'enceinte du monastère, une habitation personnelle. Sans être astreintes, à proprement parler, à prononcer des vœux spécifiques, elles étaient tenues à certaines pratiques. Servantes de Dieu, elles devaient notamment assister en habit religieux aux offices dans l'église capitulaire. Cette dernière obligation, comme, d'une manière générale, l'exercice de toutes les pratiques cultuelles, postulait à la fois un lieu ainsi qu'un certain nombre de prêtres affectés à l'exercice du culte. On sait que, dès l'origine, un sanctuaire a été établi sur la butte, auquel devaient succéder une église romane et, au XVe siècle, la collégiale gothique que l'on admire de nos jours. Le culte était assuré au départ par les chanoines de Saint-Pierre, oratoire modeste situé au nord, entre la collégiale et la basse-cour du château comtal. Assez rapidement, la fonction sera dévolue aux chanoines de l'église toute proche, dite de Saint-Germain.

(Jean dupont - 1992)

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