Le chapitre
   
Historique du chapitre de Sainte-Waudru

On ne sait rien du statut personnel autant que patrimonial auquel étaient soumises les femmes pieuses qui se sont jointes à Waudru lorsque celle-ci, dans le courant du viie siècle, se retira sur la butte montoise pour y fonder son ermitage. On ne parle pas encore de monastère ni de chapitre, encore moins de chanoinesses.

Ce n'est qu'au IXe siècle (en 833 exactement), dans le testament d'Anségise, abbé de Saint-Wandrille, près de Rouen, que l'on cite, parmi les nombreux légataires, le monasterium de Castri locus. Qui dit monastère, dit moniales et l'on pourrait croire que la petite congrégation montoise ait adopté à cette époque quelques règles concernant les conditions d'admission et, en tout cas, les pratiques à observer. Aurait-elle, à un moment donné, à l'instar de Nivelles, opté pour la règle de saint Benoît ? On n'a aucune certitude à cet égard. Il n'en reste pas moins que, très tôt, les autorités ecclésiastiques se sont efforcées d'imposer à ces femmes dévotes un programme de vie religieuse. Le saint abbé Anségise, cité plus haut, aurait, pense-t-on, collaboré à l'élaboration des prescriptions édictées par Louis le Pieux, en 816. C'est de l'assujettissement à ces règles (canons) que viendra la dénomination de chanoinesses (canonicæ).

(Jean dupont - 1992)

Retour à l'accueil