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Avec l'appui de ce "document de propagande"
qu'est la vita du IXe siècle, la réputation
de sainte Waudru va rapidement se répandre.
Nombreuses furent les manifestations du culte
rendu à la sainte, considérée
d'emblée comme la patronne de la ville
de Mons. Même si la procession du dimanche
de la Trinité reste aujourd'hui la marque
la plus tangible de cette renommée, notre
histoire regorge, d'autre part, de traces d'un
culte qui fut fécond.
Les
différents reliquaires (châsse et
chef) - dont la destinée fut mouvementée
- ont au fil du temps renfermé les restes
de la sainte. Conservées dans la collégiale,
ces reliques constituaient bien entendu le but
premier des pèlerins, venus parfois de
loin pour les voir, les toucher, les implorer.
Bien souvent, ces pèlerins versaient une
obole dont le produit servait à confectionner
des cierges en hommage à la sainte : la
pratique était courante entre le XIVe et
le XVIIe siècles. Certains fidèles
offraient l'équivalent de leur poids, exprimé
en kilos de blé.
Quant à la confrérie de sainte
Waudru, créée au début du
XVIIe siècle, elle subsista jusqu'à
la Révolution française, mais son
histoire est mal connue.
(H. Wattiez et E.Liénard
et E.Liénard - 1992)
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